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Spectacle - presse
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Drôle de Monde 2
Devant le formidable succès remporté auprès du public et de la presse la saison passée, le Cirque du Grand Céleste vous présente « Drôle de Monde 2 ». Retrouvez sa galerie de personnages atypiques : le magicien inventeur et sa partenaire, le jongleur sans tête, l’acrobate voyageant sur des mélodies de boîte à musique ou encore l’homme à trois pieds… Dans cette étrange galaxie où les musiciens et leur chef d’orchestre veulent nous faire croire en l’incroyable, les décalages surréalistes et humoristiques ainsi que les références à différentes formes artistiques emportent les spectateurs dans un monde imaginaire, un ailleurs céleste riche en évocations… « un drôle de monde ». |
© Emmanuel Rioufol
http://www.1d-photo.org
> rubrique "culture" |
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Chaleureux, convivial et poétique
Sous le chapiteau bleu, on se sent comme chez soi. Il y a des tapis, des coussins et, comme l’endroit n’est pas immense, on côtoie les artistes. Le spectacle commence avec le pianiste au beau milieu de la piste. Ben Boyce, compositeur déchaîné, qui a substitué du groove et du blues aux ritournelles traditionnelles, nous propulse, avec trois autres musiciens, dans un monde joliment brindezingue : l’acrobate se préoccupe surtout de sa boîte à musique, le jongleur perd la tête dans son manteau et la partenaire du magicien craint ses fantaisies. Un mélange de numéros poétiques et spectaculaires.
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Le cirque, c’est un rêve d’enfant, plus ou moins enfoui dans nos mémoires. Pour le réveiller, il suffit d’actionner un petit automate. En trois tours de clé, il s’anime et exécute avec une facilité déconcertante, une formidable série de pirouettes. C’est sur cette image que débute Drôle de Monde 2, nouvelle version du premier opus présenté l’an passé par le Cirque du Grand Céleste.
De l’obscurité, la troupe fait jaillir, sans débauche de moyens, de petites lumières qui réconcilient le mythe et la réalité. Sept artistes, d’horizons très différents, et quatre musiciens, avec en tête, Ben Boyce, cofondateur du cirque, participent à ce surgissement d’un cirque, issu du passé, heureux d’être vivant. C’est un jongleur filiforme et atypique qui ouvre le bal. Avec ses trois pieds, en costume étriqué, il danse en hommage à Chaplin. Puis, c’est une voiture d’enfant télécommandée, tirant une caravane, qui introduit le numéro virtuose d’un « diaboliste », tout droit sorti d’un film burlesque. Rien n’est vraiment conforme dans ce spectacle : un manteau prend vie et jongle à l’aveugle, le piano sert de tremplin à un acrobate, véritable hidalgo tout en muscles, et c’est en talons aiguilles qu’une femme clown réinvente le tissu aérien. Avec le concours d’objets en tout genre, bricolés maison, récupérés dans les brocantes et les chambres d’enfants, un univers poétique se façonne par petites touches sensibles et drôles. Sans jamais surenchérir les uns sur les autres, les artistes viennent déposer chacun leur couleur pour évoquer un même rêve de cirque, à la fois nostalgique et contemporain.
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Leste et céleste
Souvent, au cirque, pour fouetter l’énergie des muscles et encourager les acrobates, éclatent les flonflons d’une musique tapageusement conventionnelle. Heureusement, pour accompagner leur spectacle, certains saltimbanques jouent leurs propres compositions. C’est le cas de Ben Boyce, pianiste-chanteur du Grand Céleste. Quelques accords pour mettre tout le monde d’accord avec ses musiciens et nous voilà propulsés dans un monde de légèreté folasse et de charmante fantaisie. Dans cette bande d’olibrius, un peu branques, un peu freaks, les catégories circassiennes traditionnelles se brouillent. Tous les numéros sont riches d’imprévu et de drôlerie. Déboule un homme à trois pieds que l’on applaudit des deux mains. Suit un jongleur sans tête qui fait les quatre cents coups. Sur la piste une valise télécommandée entre dans la danse. Désopilant Yo-Yo humain, une acrobate se débat et se bat de haut en bas avec son ruban. Encore plus haut, sous les étoiles, un couple de trapézistes s’entrelace en de reptiliennes contorsions. Hélas, le rêve prend fin, il faut redescendre sur terre et retrouver le froid de la porte des Lilas.
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Le cirque-concert du Grand Céleste
Longtemps, il fut le plus grand des petits cirques. Désormais, il est entré dans la cour des grands tout court, avec un accueil haut de gamme, plusieurs chapiteaux, et même les meilleurs pop-corn – et les moins chers – du moment. De la proximité plutôt que du spectaculaire pur : le public, tout prêt de la piste, est invité à partager un festin, d’abord musical. Un chanteur de grand standing, accompagné d’un orchestre, rythme l’intégralité du show. Les numéros très fins, espiègles et philosophiques, s’adressent aux enfants mais tout autant aux parents, du jongleur sans tête à l’homme à trois pieds..
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Un jongleur qui ne s’emmêle pas les pinceaux malgré ses trois pieds, une acrobate faussement godiche et absolument bluffante, un as du diabolo qui vous laisse bouche bée…Porté par un orchestre live qui mélange rythmes jazz et rock, le nouveau spectacle du Grand Céleste dégage une énergie bienfaisante et une chaleureuse poésie.
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En piste vers la poésie Céleste
Émotion rafraîchissante, l’humour et l’humain l’emportent encore dans le Drôle de monde du Cirque du Grand Céleste. D’abord, porte des Lilas, le tumulte automobile. On oubliera tout ça, l’hiver, Noël et ses publicités par milliers dans le métro. Le Cirque du Grand Céleste nous abrite soudain sous sa petite voûte bleue, nous enveloppe déjà de son ailleurs. Il fait bien chaud. Certains sont arrivés tôt pour dîner sous l’un des chapiteaux, lequel donne sur un second, cocon de la fête, que l’on rejoint tranquillement. Nous y voilà dans ce Drôle de monde, titre du dernier spectacle. La poésie, terme jamais galvaudé pour le Cirque du Grand Céleste, crépite lentement, sans quête insistante de l’éclat. Ce n’est pas le dessein de ces Circassiens-là, non plus que de faire montre de leurs prouesses, quand bien même des acrobaties se révéleront souvent géniales. Au premier rang, les spectateurs s’installent dans de moelleux canapés de velours rouges. Les autres, sur les bancs, attraperont joyeusement des coussins sortis d’une grosse malle.
D’emblée se croisent le souffle du théâtre ambulant, si libre, et celui du cabaret. La vivacité et l’inédit le disputent ici au suranné, jamais pesant. Il bruine un peu d’or et les lampes tempête ont d’impatientes lueurs. Astre d’envergure dans les créations du Cirque du Grand Céleste, la musique : cinq musiciens entourent Ben Boyce, (directeur artistique du spectacle) œuvrant au piano à queue et au chant. Sa belle voix de rocaille et ses notes courent, sous le signe du décloisonnement, du côté d’un jazz nocturne envoûtant, et du blues, du mambo, du cha-cha-cha ou du reggae... Une partition très personnelle prompte à rassembler tout un monde. Un Drôle de monde.
Nulle bête féroce ici. Mais tout ne va pas toujours de soi, rien n’est si simple. Et même le surréaliste l’emporte souvent. Quand la musique prend corps par celui d’un acrobate assaillant obstinément, finement, le piano et sa rumeur ; un homme au pantalon blanc déjouant encore l’apesanteur par ses figures fulgurantes dans les airs, et suscitant le cri admiratif par des roues à vitesse effrénée. Les airs, encore, verront un homme et une femme conjuguer la grâce de leurs corps. Ou une jeune femme aux airs de gourde grimper littéralement au rideau au rythme du cha-cha-cha, pas si sûre d’elle, apeurée, mais quand il faut y aller !
Car c’est un ressort important de cette création que d’esquisser joliment et a priori le contretemps espiègle, l’émoi très humain pouvant gripper l’exercice bien huilé. Une belle source d’humour, lequel infuse tout le spectacle. Voilà un jongleur sans tête, un magicien dont la partenaire s’enfuit prestement, roulant dans sa boîte, à la vue des sabres luisants. Voici un homme à trois pieds, ne sachant plus sur lequel compter. Et les objets de suivre cette ligne désinvolte : un diabolo joue au funambule et une valise gonflée force la piste.
Un cirque rafraîchissant, ne ressemblant à nul autre, mais pour tout un chacun, petit ou grand. Une magie précieuse, on voudrait qu’elle ne s’arrête pas.
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